Avec un poème, de la majuscule au point, les auteurs du net nous livrent leurs mots aux travers de leurs poèmes. Dans le coeur de tous les écrivains du net, l'amour de la poesie est présent. La lecture permet la rancontre avec l'auteur.



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Le Soleil et le Tournesol,

 

Tourne, tourne le Tournesol.

Cherche désespérément le Soleil,

Lui aussi tourne tout en rond .

 

Se prenant l’un et l’autre pour un miroir.

Le Tournesol tend désespérément son feuillage sans jamais atteindre son miroir.

Tantôt, élève la tête, tantôt la baisse, aveuglée par le reflet de son miroir.

 

Admirant leur crinière d’orée, comme une chevelure blonde.

C’est le Tournesol qui se prend pour le Roi-Soleil.

Le Soleil aura raison sur le Tournesol.

 

Une fois chauve, le Tournesol se desséchera,

Pour terminer ce qui lui restera dans une pauvre casserole.

Le Soleil n’aura plus que tourné une année solaire pour retrouver son miroir, le Tournesol.

 

Heureusement, une seule semence pas plus grande qu’unegoute d’huile est tombée sur le sol.

Prenant la terre comme lit douillet, pour prendre un repos bien mérité,

Après un été bien ensoleillé.

 

L’hiver aurait eu raison sur cette pauvre semence !

Si le printemps n’avait pas repris la relève.

Sans en avoir l’air, la semence pas si petite que ça a bien germé.

 

Les voilà à nouveau tous deux heureux.

S’attelant chacun à leurs jeux de cache-cache.

Ne dites plus que les femmes sont coquettent.

 

OERIJSE, ledimanche 1 juin 2008.

 

 

Thierry MAFFEI.

Le : 01/06/2008 18:12 Commentaire(0)

Génie et folie des hommes,

Là-haut, sur la falaise un phare s’allume.

Déjà le soleil se couche, là où un jour nouveau se lève.

Du haut de sa tour, l’homme solitaire regarde au loin dans l’horizon,

Le soleil couchant se reflète une dernière fois sur l’océan dans toute son immensité.

 

Fixant ses yeux sur un bateau qui s’éloigne un peu plus ;

L’homme s’imagine voyager sur une caravelle de cristal,

Voyageant sur une nuée,

Amenant à son bord un nombre de fantômes d’un autre monde.

 

À peine la nuit tombée que les étoiles reflètent sur sa caravelle imaginaire.

Continuant son voyage là où le jour s’est déjà levé.

Là, sur l’autre rive, c’est une flamme géante qui brule au loin.

Flamme de liberté tenue d’une main tendue vers un ciel au soleil levant.

 

 

Imaginant cette terre promise tant convoitée,

Entouré d’un Grand Canyon de verre et de béton.

Où Indien et cow-boy se convoitent,

Déguisé en un style Anglo-Italienne pas très distingué.

 

Conduit dans un carrosse de fortune, tiré par des centaines de chevaux imperceptibles.

Noir de monde, esclave de malbouffe.

L’homme s’effraye, fuit la folle ville.

C’est dans un champ de quiétude que l’homme se retrouve.

 

D’un côté, du blé et du maïs à l’infini.

De l’autre côté, un monde Far West.

Tenant d’une main la selle,

Jonglant de l’autre main un lasso.

 

Effrayer,

C’est finalement au milieu d’une mer déchirée que l’homme se réveille.

Là-bas au milieu de l’Antarctique,

Face, à la folie et le génie de l’homme.

 

 

OVERIJSE, le mercredi 28 mai 2008.

 

 

Thierry MAFFEI.

Le : 28/05/2008 22:39 Commentaire(1)



Le vieux manteau charnel,

De son vieux manteau charnel, le vieil homme sait
débarrasser.

Il l'a déposé là tout allongé sur son lit fleuri.

Lui qui a tant aimé son cœur a cessé de battre.


Sa tête a cessé de se faire du souci pour rien.

Ses yeux qui ont vu tant de choses sont définitivement
fermés.

Ses oreilles qui ont tant entendu ont cessé d’entendre.

Son nez qui a tant senti les choses reste maintenant
serré.

Sa bouche qui a gardé le silence reste fermée à jamais.


Ses mains qui ont tant servi, tant travaillées

Reste la maintenant jointe, tenant fidèlement son
chapelet.

Ses bras qui ont tant porté restent là immobiles.


Ses pieds qui ont tant marché sont maintenant cachés sous
un drap blanc.

Le vieil homme est maintenant parti, laissant sur son lit
de fleur son vieux manteau.

Ne pleurez pas, murmure le vieil homme silencieusement à
l’oreille.

Je suis parti pour un monde de quiétude.

Mon vieux manteau de chair vous manquera donc ?


Ne pleurez plus, je suis déjà revêtu d’un nouveau manteau
de lin et de lumière.

Vous ne me verrez plus sur mon vieux manteau charnel,
mais moi, je vous vois, et je resterai toujours près de vous.

Espérant tous vous revoir le jour fixé, là, dans le pays de l'eau
delà.



OVERIJSE, le samedi 10 mai 2008.






Thierry MAFFEI.

Le : 10/05/2008 23:31 Commentaire(0)

Une petite Pensée perdue,
Une graine s'est perdue au bord de ma maison.
Je ne sais comment elle s'est perdue.
Est-ce un oiseau assoiffé?
Est-ce un papillon qui s'est arrêté de flâner?
Est-ce une abeille qui a déposé son pollen?
Je ne sais.
Ce que je sais,
C'est qu'une minuscule graine s'est perdue.
Là-bas au pied de ma porte, elle a germé.
Comme une pauvre mauvaise herbe, elle a grandi.
J'aurais pu l'arracher,
mais non; je l'ai laissé pousser.
Elle a grandii au milieu de gravillons.
J'aurai pu l'arracher comme toutes les autres mauvaises herbes,
mais non, je l'ai laissé grandir.
Comme une pauvre plume que l'on pose sur une feuille blanche,
elle a écrit un léger feuillage vert.
Quelques petits points blanc sont apparus avant même que je ne sache de quoi il s'agit.
Un beau matin est née une superbe fleur blanche.
c'était une petite Pensée.
Je l'ai laissé là.
Elle a continué de Grandir.
Malgré la secheresse d'un été chaud.
malgré un hiver glacial.
Elle a continué de donner de blanches pensées.
Tous les matins, elle me saluait.
Tous les soirs, elle m'accueillait.
Sans jamais ne rien me demander.
c'était la seule fleur qui garnissait mon modeste jardin.
Elle m'avait été donnée gratuitement, par je ne sais qui.
Un malheureux jardinier malvoyant la confondit à une mauvaise herbe.
Depuis, j'attends désespérément qu'une pauvre graine se perde sur mon chemin.
Petit oiseau, petit papillon, petite abeille,
si tu passes près de chez moi,
n'oublie pas de me laisser une petite Pensée blanche.
OVERIJSE, le lundi 05 mai 2008.
                                                                                                      Thierry MAFFEI.
Le : 05/05/2008 21:33 Commentaire(0)



Au fier cheval Bayard,

De la source jusqu’à l’embouchure de ma rivière,
Danse les trois géants autour du cheval Bayard,
Portant fièrement les quatre fils Aymon.

Tout le peuple applaudi,
Chante fièrement un chant régional.
Oublie le temps présent.

Danse de joie, c’est la fête.
Mange tes plats régionaux préférés.
Bois sans retraits, c’est la fête.

Rire ne te fait pas peur.
Charlemagne s’éveille,
Éveille sa mémoire.

Folklore et histoire se marié,
Vive les mariés.
Les contemporains sont confiés.

Indien en tête, mène la danse,
Suivi de Goliath et de Mars.
Fièrement porte le cheval Bayard les quatre fils Aymon.

Sans peur, lève l’épée et salue la foule.
Chevalier d’un jour,
C’est la fête.

OVERIJSE, le samedi 30 avril 2008.

                                                                                                       
Thierry MAFFEI.
Le : 30/04/2008 22:51 Commentaire(0)

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